Slimane Azayri

Slimane Azayri

Les jours

Réflexions sur des questions d'actualité


Le Sahara occidental cristallise les rivalités entre les Etats maghrébins

Aucune personne qui s'intéresse aux relations inter-maghrébines ne peut, à mon avis, reprocher à l'un ou l'autre des pays de faire dans la realpolitik dans ce qui a trait à leurs relations bilatérales.
A commencer par la Tunisie, plus petite et moins peuplée, qui donne la priorité aux échanges économiques et commerciaux tout en se gardant des possibles ingérences politiques voire politiciennes des voisins immédiats (Algérie et Libye) grâce aux alliances nouées avec des puissances protectrice, France et USA, surtout. Indépendamment de la question du Sahara occidental (je reprend la dénomination onusienne et non des pro Polisario) La Tunisie utilise aussi les bonnes relations avec le Maroc comme un des moyens de limiter les pressions dont pourrait user l'Algérie sur ou contre elle. 
Le Maroc, dont le projet de rétablir les limites territoriales qu'il considère légitimement siennes d'un point de vue historique - une partie des nord et sud ouest algérien, le Sahara occidental et la Mauritanie - reste d'actualité dans la mémoire et la culture politique du pays, ne peut que se heurter à l'opposition du voisin algérien, ce, même en l'absence du conflit du Sahara occidental.

l'Algérie, qui a été dès 1963 confronté à une agression militaire marocaine visant à la déposséder d'une partie de son territoire, cherche d'abord, en adoptant une position résolument "légaliste" (au sens de conforme à la légalité onusienne) au sujet du conflit du Sahara occidental, à neutraliser par anticipation de probables nouvelles revendications marocaines sur des parties du territoire algérien.
La tare commune de cette realpolitik partagée des trois Etats du Maghreb provient du fait qu'elle s'inscrit dans un cadre géo-politique et économique imposé dès l'origine par les anciennes puissances coloniales (France et Espagne) et leur parrain (USA). Autrement dit, cette realpolitik est certainement favorable à ces puissances extérieures, dans la mesure où elle met chacun des Etats maghrébins dans un face à face solitaire avec elles. Par contre, elle est négative quant au développement des liens de coopération entre les trois pays maghrébins dans la mesure où leurs gouvernements sont fortement incités à vouloir s'affirmer et se renforcer les uns contre - et non avec-  les autres.


08/04/2017
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L'indépendance de la Kabylie pourrait-elle devenir une issue irréversible ?

 

En l'état actuel des choses, une indépendance de la Kabylie ne peut pas constituer à mon avis une issue irréversible. En effet, ce que nous savons de l'histoire de cette partie de l'Algérie à travers les âges nous apprend que ses habitants n'ont jamais envisagé leur destin en dehors des autres parties du pays avec lesquelles ont toujours existé des courants d'échanges humains et matériels relativement riches et denses – contrairement aux visions superficielles de ces arabistes qui veulent enfermer idéologiquement la Kabylie dans un particularisme figé, érigé au rang de constante négative- ceci, bien avant la colonisation française et l'occupation ottomane. 

Une indépendance ne prendrait un caractère irréversible que dans l'hypothèse où des évolutions et des événements futurs viendraient à la rendre nécessaire et inévitable. Or, j'ai toujours été personnellement inquiet par le décalage existant entre les aspirations des habitants de Kabylie et celles des autres régions. Ce décalage, nous l'avons vu à l’œuvre en 1980 avec le printemps amazigh, à partir de 1989 avec la poussée intégriste partout en Algérie à l’exception de la Kabylie, en 1994 avec la grève pour la reconnaissance de tamazight à l’école, en 2001 avec les manifestations et les grèves du printemps noir pour tamazight, les libertés et la démocratie. Or, tous ces mouvements politiques et sociaux se sont limités pour la plupart à la Kabylie ou, parfois, aux kabyles vivant dans d’autres régions d’Algérie.

Un fossé est-il en train de se creuser progressivement entre la Kabylie et le reste de l’Algérie ? Oui, à mon sens. Cependant, il n’est pas trop tard pour empêcher son élargissement. Comment ? En orientant et mobilisant les énergies dans deux directions principales:

- La défense et le développement sur tous les terrains des libertés individuelles et collectives par les acteurs économiques, sociaux, civils et politiques réels (non les subventionnés de l’Etat ou de parties non identifiées) de tout le pays ;

- Une réflexion et un débat national pour une grande réforme des institutions du pays et sa mise en œuvre dans une collaboration étroite entre les acteurs ci-dessus désignés et les représentants de l’Etat.

De cette façon, nous pouvons arriver à réduire significativement le décalage actuel entre la Kabylie et les autres régions du pays et lui substituer des convergences, donnant ainsi à l’Algérie les bases solides qui la mettront en capacité d’aller toujours plus loin dans la voie du développement.

 


02/02/2017
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Bouabdellah Ghlamallah, président du Conseil supérieur islamique : « Boudiaf a été assassiné par ceux qui l’ont ramené "

Personnellement, je soupçonne ce responsable, en faisant semblant de s'intéresser à Mohamed Boudiaf qui a effectivement déclaré, à raison, l'école algérienne comme étant sinistrée, de vouloir s'attaquer de façon déguisée ou hypocrite, à d'autres responsables actuels. Je pense précisément à Mohamed Aïssa, l'actuel ministre des affaires religieuses (rappelons que B. Ghlamellah était son prédécesseur au poste) qui semble vouloir se positionner dans la même mouvance patriotique que le défunt président Boudiaf. En effet, durant son court passage à la tête de l'Etat, ce dernier avait aussi dit « La religion est pour Dieu et la patrie pour tous», reprenant ainsi la devise du Wafd, parti nationaliste égyptien du début du 20 ème siècle pour s'opposer à la volonté de certains qui, en Algérie, veulent faire de l'Islam une idéologie, de surcroît totalitaire. Aussi, je tends à croire que ceux qui avaient intérêt à assassiner le président Boudiaf se situent probablement dans le même courant idéologique ultra conservateur que B. Ghlomallah.

 


20/01/2017
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Décideurs: absents ou incompétents ?

Je dirais que c'est moins une absence de décideurs qu'un grave déficit de valeurs morales et civiques. Les décideurs en place, à commencer par les premiers,c'est-à-dire ceux du sommet de la pyramide du pouvoir, ne jouent pas leur rôle dans le sens de l'intérêt général mais plutôt dans le sens de leur intérêt particulier en tant qu'individus ou de celui de leur groupe respectif de dirigeants.

Chez eux, La décision dans le sens de l'intérêt particulier constitue une règle constante; par contre, celle dans le sens de l'intérêt général est variable ou occasionnelle. Il arrive, mais ce n'est pas fréquent, que les deux coïncident. Dans ce cas, les décideurs jouent leur rôle plus ou moins correctement. par contre, quand une décision est soit opposée soit indifférente (ou neutre) vis-à-vis de l'intérêt particulier du ou des décideur(s), la décision vient tard ou même ne vient jamais, surtout lorsque les bénéficiaires potentiels ne font pas suffisamment ou du tout pression sur eux.

Comment mettre fin à cette situation dommageable pour tous et, surtout pour le pays et les générations futures, sauf apparemment pour les décideurs et leurs clientèles ?

Deux conditions préalables paraissent indispensables:

- Le but à poursuivre qui est est clair: établir dans les faits le primat du choix des décideurs à tous les niveaux et dans tous les domaines par les citoyens eux mêmes.

- Les moyens à utiliser qui sont, quant à eux, multiples et doivent être dans tous les cas adaptés aux situations concrètes.

La difficulté de réaliser ces conditions et le temps que cela exige, explique le choix désespérant et désespéré fait par une partie des personnes ayant acquis des compétences de sacrifier ces dernières sur l'autel de leur ambition d'ascension sociale, c'est-à-dire de leur intérêt particulier. Une autre partie des personnes compétentes, celles ayant fait le choix de servir l'intérêt général envers et contre tout, se voient par contre exclues des centres de décision, lorsqu'ils parviennent par chance ou par miracle à y entrer, ou bien empêchées dès le départ d'y accéder car ne correspondant pas aux profils des décideurs sans foi ni loi, donc forcément incompétents, qui monopolisent le pouvoir en Algérie.

 


15/01/2017
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Libertés individuelles et interdits sexuels

Il est faux de croire qu'un Etat aussi puissant soit-il arrive à interdire effectivement la prostitution, l'homosexualité et autres pratiques sexuelles considérées déviantes, au moyen d'un dispositif exclusivement répressif. En tout cas, nous ne connaissons pas dans l'histoire humaine un pays, y compris islamique (Arabie saoudite et Iran inclus), qui soit arrivé à cet exploit miraculeux. Dans le cas particulier de l'Algérie, il faudrait, pour réduire les risques de se tromper de société et d'époque, chercher à savoir concrètement de quoi l'on parle. Pour cela, il faudrait, dans le cadre de débats publics sans œillères ni tabous, explorer les pratiques sociales en ces matières par des actions d'enquêtes de terrain et l'exploitation des données existantes auprès des services spécialisés, notamment publics (justice, santé, protection sociale, recherche scientifique ...). C'est une fois ces longues et laborieuses actions d'exploration, d'étude et d'échange réalisées que nous pourrions arriver à identifier et défendre des solutions adaptées à notre temps, donc forcément nouvelles, pour chacune des pratiques sexuelles actuellement interdites d'un point de vue formel en Algérie sans que cela les empêche de prospérer dans le noir des espaces incontrôlés et incontrôlables, comme c'est le cas dans tous les pays où règnent les interdits légaux.


11/08/2016
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Algérie: les chiffres miraculeux de l'Office national des statistiques (ONS)

Alors que, depuis au moins l'année 2015, tous les indicateurs économiques, notamment les investissements et la croissance économique, évoluent négativement, les experts de l'Office national des statistiques (ONS), seraient bien inspirés de nous expliquer comment a contrario, selon les données qu'ils viennent de rendre publiques, l'emploi enregistre une hausse ou bien le taux de chômage une baisse en avril 2016 comparé à avril 2015.

 

30/07/2016
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Les armées les plus équipées du monde sont-elles aussi les plus puissantes ?

Ne faudrait-i pas parler d'armées les plus équipées du monde et non d'armées les plus puissantes ? En effet, la puissance d'une armée ne réside pas seulement dans le matériel et les effectifs mais aussi dans l'éthique, les combattants et la stratégie.

En général, les qualités des combattants  (éthique, motivation, entraînement) sont décisives dans l’issue de toute guerre. On ne peut pas en dire autant de la supériorité des armes.

Il va sans dire que la guerre en elle même n’a rien éthique, au contraire.  L'éthique dans la guerre réside plutôt dans la façon de la faire: primo, pour se défendre et non pour agresser, secundo, en respectant les lois internationales, notamment en matière de protection des civils et des prisonniers de guerre.

C'est pour cela que les armées les plus puissantes en matériel et en nombre de soldats perdent en réalité dans leur majorité les guerres qu'elles ont menées, surtout en raison du manque  de motifs à faire la guerre basé sur l'éthique et du non respect des normes juridiques et morales universelles.

Une partie de la triste réalité des problèmes d’aujourd’hui réside en ceci: les conflits actuels ont pour cause  la  non prise en compte des normes juridiques et morales universelles qui ne tombent pas du ciel et doivent leur existence aux leçons tirées des conflits survenus dans le passé. Malheureusement, lorsqu’une génération tire les enseignements d’une guerre, la suivante se dépêche de les oublier à chaque fois que se présente une opportunité de réduire ou supprimer la dangerosité d’un conflit en terme de risques de pertes humaines et de destructions matérielles.

 


14/07/2016
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L'impossible programme de développement économique du régime saoudien

Annoncé récemment par le gouvernement saoudien et relayé par de puissants canaux  médiatiques, le programme de développement dénommé "Horizon 2030" consiste en une vaste conversion de l'économie de rente actuelle en une économie compétitive et diversifiée qui délivrerait le pays de la dépendance aux hydrocarbures. Ce programme serait financé par la vente de 5% du capital de l'ARAMCO (la compagnie pétrolière saoudienne) dont le produit atteindrait 2000 Milliards de dollars et alimenterait le fonds souverain saoudien qui deviendrait ainsi le premier du monde. 

Un programme économique d'une telle ambition soulève cependant plus de questions qu'il n'apporte de réponses. La plus évidente des questions est celle de savoir si un projet de réformes économiques structurelles de cette importance peut  raisonnablement se passer d'un volet politique, voire même culturel et sociétal. Cette absence, qui me parait remarquable, peut  s'expliquer de deux façons:

1/ Le volet réformes politiques existe mais sa diffusion publique reportée de crainte que  les changements préconisés soient rejetés  par la caste des émirs et par le peuple, tous les deux  nourris au biberon de  la rente pétrolière depuis des décennies.

2/ Le volet réformes politique n'est pas prévu soit par manque de courage politique vu la forte hostilité interne qu'il susciterait soit par myopie intellectuelle de ses concepteurs qui, en technocrates de caricature, se croiraient capables de restructurer l'économie saoudienne sans accompagner un tel processus  de grande ampleur par les réformes politiques indispensables.

Dans les deux situations ci-dessus, le programme annoncé peut être considéré d'ores et déjà comme mort-né. La réalité que l'Arabie saoudite pourrait vivre dans les années à venir, et que ses voisins proches et moins proches auraient à subir, consisterait à mon sens en un raidissement du pouvoir archaïque et obsolète de la monarchie accompagné de la tentation de fuite en avant, déjà visible, au moyen de l'exportation de ses contradictions internes de plus en plus aiguës vers son voisinage du Moyen-Orient par, d'une part,  son engagement direct dans des aventures militaristes  et, d'autre part, des alliances stratégiques avec des organisations dites "djihadistes" avec lesquelles la caste des émirs partage une proche parenté idéologique ainsi que des  intérêts stratégiques conciliables de leur point de vue. Autrement dit, pour garantir sa pérennité, le pouvoir saoudien pourrait définitivement opter pour la politique du pire.


06/07/2016
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La famille et l'école, points de départ de la question de l'apprentissage et de l'exercice des libertés

A mon avis, toutes les libertés individuelles et collectives ont pour base de départ la liberté de pensée de chacun d'entre nous dans un milieu familial, scolaire et social donné. L'exercice autonome ou en solo de la  liberté de pensée exige un long apprentissage et un permanent perfectionnement dans la famille et à l'école d'abord, puis dans les autres institutions économiques politiques, médiatiques et autres. Permettez- moi de douter  que la famille et l'école algériennes remplissent correctement leur rôle respectif pourtant fondamental dans l'éducation de citoyens et citoyennes suffisamment aptes à connaître et exercer la liberté de pensée et toutes les autres libertés, à commencer par la liberté d'expression et de la presse. Au contraire, je dirai que ces deux institutions de base de la société - la famille et l'école- concourent à réaliser une entreprise de formatage des cerveaux de manière à obtenir des personnes adultes prêtes à obéir inconditionnellement aux chefs, aux puissants du moment et non pas aptes à réfléchir sur leur condition présente et leur destin futur individuel et collectif dans le but de  définir et réaliser dans tous les domaines des projets bénéfiques pour elles-mêmes et leur pays, bref, à mettre en pratique leurs libertés.


03/07/2016
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Ces femmes musulmanes voilées qui réussissent dans les pays occidentaux laics

Il faut reconnaître effectivement les mérites de ces femmes musulmanes voilées qui arrivent à faire de brillants parcours professionnels dans les pays laïcs occidentaux; dans ce cas, il faut aussi reconnaître les mérites des sociétés et Etats laïcs occidentaux qui s'efforcent d'instaurer une égalité des chances entre tous leurs citoyens et citoyennes quelles que soient leurs origines, croyances, pratiques religieuses et choix vestimentaires; il faut enfin dénoncer les politiques antiféministes en usage dans la plupart des pays islamiques - à commencer par les deux pays qui se sont érigés en modèles d'organisation islamique de la société, à savoir l'Arabie saoudite et l'Iran - pour leur utilisation des règles religieuses, telle par exemple l'obligation de porter le voile, comme moyen de maintenir les femmes dans un statut économique, politique, social inférieur, ce qui est une façon sournoise ou hypocrite de les empêcher de réussir à l'image de leurs sœurs musulmanes voilées et non voilées (il en existe aussi) qui vivent dans les pays laïcs occidentaux.


02/07/2016
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France : hommage aux harkis la veille du 5 juillet 2016

Que le gouvernement français veuille rendre hommage aux harkis pour leur "fidélité" à la France est, en soi, légitime. Seulement quelle  proportion de ces harkis ont rejoint la France après l'indépendance ? Une partie estimée par des historiens à 20% du total, donc franchement minoritaire, le reste étant resté en Algérie, la plupart pour continuer à vivre, pas pour être massacrés comme se plaisent à nous l'asséner telle une évidence les nostalgiques de l'Algérie coloniale. Aussi, si le gouvernement français veut sincèrement rendre hommage aux harkis, le lieu approprié est plutôt en Algérie où se trouve la grande majorité d'entre eux qui ne sont pas morts, de vieillesse surtout, ainsi que leurs descendants.
Notons que le lieu prévu de la cérémonie, l'ancien camp de Saint - Maurice - l'Ardoise (situé dans le département du Gard dans le sud de la France), avant de servir de structure d'hébergement pour des harkis et leurs familles venus d'Algérie, a, durant la guerre, été un centre de détention des combattants du FLN. N'est-ce pas la preuve que, pour les autorités françaises de l'époque,  les "français musulmans" restent toujours des colonisés qu'ils soient "harkis", "fidèles à la France", ou "fellaghas",  partisans de l'indépendance de l'Algérie ?

02/07/2016
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Algérie: comme chaque année, la chasse aux non jeûneurs est ouverte

Dans notre pays, on – à commencer par les responsables politiques et administratifs – est strict sur les aspects secondaires – qui ne lèsent éventuellement que leurs auteurs - de la pratique religieuse mais pas sur les aspects essentiels, c’est-à-dire quand sont mis en cause ou en danger les intérêts moraux et matériels de l’ensemble de ses habitants, musulmans et non musulmans.

 


21/06/2016
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Rachid Boudjedra: Pourquoi n'existe-t-il pas une rue Kateb Yacine en Algérie ?

Oui, bonne question: pourquoi ? Question à laquelle R. Boudjedra aurait du apporter au moins un début de réponse. Nous comprenons sa retenue; il ne ne veut pas provoquer la "Bête", en l'occurrence la   superstructure politico-idéologique dominante dont les bataillons d'agents serviles s'acharnent à minimiser, jusqu'après leur mort, l'immense et éternel apport à la culture algérienne et universelle de nos grands écrivains et créateurs, tels K. Yacine et bien d'autres encore que nous nous gardons de citer tant la liste est longue.

 


18/06/2016
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Libye: une catastrophe nommée Kadhafi

Un certains nombre de personnes défendent, à mon avis, en dépit du bon sens, le long passage de Kadhafi à la tête de Libye. En vérité, à l'image de Saddam pour l'Irak, Kadhafi a été et reste, malgré sa mort, l'une des plus grandes catastrophes qu'ait connues la Libye. Je ne dis pas ça pour défendre les puissances occidentales, dont le rôle négatif dans la situation de la Libye et des autres pays des deux régions de l'Afrique du nord et du Moyen-orient est important, mais pour dire qu'il appartient, en premier, aux responsables de ces pays d’œuvrer en permanence au renforcement de leur front intérieur afin de dissuader les agressions extérieures ou sinon d'y résister efficacement (c'est-à-dire sans que l'appareil d'Etat ne s'effondre dès les premières attaques), y compris, je dirais, surtout, après leur départ volontaire ou forcé du pouvoir. En réalité, durant ses 42 ans (presque un demi-siècle !) de règne, Kadhafi n'avait pas en tête le développement réel de son peuple et de son pays mais son prestige personnel de "Guide de la révolution" et son maintien indéfini à la tête de la Libye qu'il considérait, comble de la mégalomanie, manifestement moins importante que sa propre personne.


30/03/2016
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"La gloire perdue" d'El Djazira, la chaîne TV Qatarie

L'image "glorieuse" de la chaîne El Djazira est bâtie sur une histoire presque trentenaire semée de confusions et tissée de fausses vérités et vrais mensonges. Mais de "gloire", il n'a jamais été le cas avec cette chaîne mercenaire, propriété d'une famille "princière" aux ordres de l'ancienne puissance coloniale anglaise puis propulsée à la tête de l'émirat à l'occasion d'une indépendance plus virtuelle que réelle. El Djazira, chaîne d'un Qatar sous tutelle anglaise puis américaine - car placé sous protection militaire américano-anglaise à l'instar de l'Arabie saoudite et des autres émirats du Golfe - ne peut donner que ce qu'elle a: une soumission réelle voilée (c'est bien le mot) d'une indépendance virtuelle.


30/03/2016
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