Slimane Azayri

Slimane Azayri

La waâda

Ce matin du vendredi 04 juillet, je vois en sortant une peau recouverte de gros sel étendue pour sécher au soleil dans un coin de la cour de l’immeuble. La peau est de couleur très blanche et sa laine a été tondue du vivant de la bête. Je me rappelle alors le grand mouton acheté mardi passé par la famille T., des voisins de palier. Il a été égorgé et dépecé le jour même en début de soirée par des jeunes hommes du voisinage.
Mes voisins ont voulu faire une waâda après que leur fils benjamin, prénommé Bilal – un brun aux yeux verts - ait échappé à un grave accident de la circulation, il y a de cela une semaine.
L’accident s’est produit dans l’autoroute de l’Ouest d’Alger, aux environs de Staouali, vers quatre heures du matin. Bilal roule à grande vitesse sur sa Clio lorsqu’une autre voiture rentre à vive allure dans l’autoroute et le met dans l’impossibilité de l’éviter. Tout l’avant de la Clio a été réduit à l’état de ferraille et Bilal n’a eu, miracle ou grâce divine,  qu’une petite blessure au nez.
Bilal m’a dit que La Clio est irréparable et qu’il ne l’a vendue que pour 20.000 dinars, c’est-à-dire à peine de quoi couvrir le prix d’achat du mouton. De plus, Il n’est pas sûr que l’assurance le rembourse suffisamment car elle considère, en règle générale, comme fautif le conducteur d’un véhicule accidenté par l’avant.
La plus grande partie de la viande du mouton été distribuée à des personnes dans le besoin.



10/01/2012
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